Pour nous contacter 24h/24 - 7j/7

Pompes funèbres musulmanes – KITAB WA SUNNA

Religion

Home »  Religion

Annonce du décès :

On fait part du décès aux proches parents, aux amis et aux gens vertueux pour assister aux obsèques. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) avait annoncé la mort du Négus, le jour de son décès, comme il a annoncé celle de Zayd, de Jaffar et de Abdallah Ben Rawaha (Qu’Allah subhannahu wa ta’ala les agrée tous).

Ce qui est interdit est de faire l’annonce à grand tapage dans les rues et aux portes des mosquées et de se répandre en lamentations. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Le mort souffre des cris et des lamentations que pousse le vivant à son égard. (rapporté par Al Boukhari)

Quand le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) reçut la promesse d’obéissance de la part des femmes, dit Om Attia, il leur recommanda, entre autres, de ne jamais pousser de cris à la mort de quelqu’un.

Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Je me dégage de toute femme qui pousse des cris, s’arrache les cheveux ou se déchire les habits (rapporté par Al Boukhari).

 

Toilette funéraire :

La manière préférable et complète est la suivante :

Placer le corps surélevé du sol et charger un homme pieux et honnête de ce lavage. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Que les gens honnêtes se chargent de la toilette de vos morts. On presse délicatement le ventre du mort pour le débarrasser de ce qu’il pourrait renfermer. On enroule ensuite un torchon autour de la main avec l’intention de faire la toilette du défunt et on lave les parties intimes. On enlève ensuite le torchon et on fait l’ablution du mort comme pour la prière. Le corps est lavé de haut en bas trois fois. Si cela est insuffisant, on le lave cinq fois, la dernière avec du savon ou autre. S’il s’agit d’une femme, on dénoue ses cheveux pour les laver et on les tresse ensuite. (Le Prophète salla Llâhu  `alayhi wa sallama l’a ordonné pour sa fille). On imprègne ensuite le corps de camphre ou autre (hadith par Al Boukhari).

Il est possible à l’un des deux conjoints de laver l’autre. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) en s’adressant à Aïcha (radhia Allâhu ‘anha) dit : Si tu mourais avant moi, je te laverais et t’envelopperais d’un linceul. (rapporté par Bayhaqi, Daraktani et Chafaï)

Pour l’homme, le linceul est de trois pièces et de cinq pour la femme. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit au sujet des linceuls : N’exagérez pas (dans le choix) des linceuls, ils seront vite abîmés. (Hadith rapporté par Abou Daoud).

 

 

Prière funéraire ou salat al Janaza :

 

Il faut placer le cercueil (ou les cercueils) face à la Kaaba. Les gens se mettent sur trois rangées (si cela est possible) ou plus derrière l’Imam. Cette prière se fait en assemblée et elle se fait debout (pour celui qui en est capable). Elle ne comprend donc ni inclinaisons et ni prosternation.

L’Imam prononce 4 fois « Allahou Akbar » (tekbir). Au premier tekbir, les fidèles récitent la Fatiha, au deuxième tekbir, les fidèles prient sur le Prophète Mohamed (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) c’est-à-dire la formule employée lors du deuxième tachahoud, au 3ème et 4ème tekbir les fidèles font des invocations en faveur du défunt, ensuite l’Imam clôture la prière par le Salam.

 

 

Convoi funéraire :

 

Il est conseillé d’accompagner le convoi funèbre. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Rendez visite aux malades et suivez les convois funèbres.
Au sujet du mérite de l’accompagnement d’un convoi funèbre, le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Celui qui accompagne un mort musulman avec foi et comptant sur la récompense divine, qui assiste à la prière et à l’inhumation, retourne avec une récompense valant deux kirates.

Chaque kirate est de la grandeur de la montagne d’Ohod. S’il assiste à la prière seulement sans attendre l’enterrement, il rentre avec un seul kirate (Rapporté par Al Boukhâri).

 

 

L’inhumation ou enterrement :

 

 

On ensevelit le cadavre complètement dans le sol. C’est une obligation commune dont l’accomplissement par un seul, décharge la responsabilité des autres. Allah subhannah wa ta’ala dit : Puis il l’a fait mourir et inhumer (Sourate 80 Verset 21).

Il faut creuser profondément dans le sol pour mettre le cadavre hors d’atteinte des fauves et des rapaces et d’éviter qu’ils le déterrent, répandant les odeurs fétides et nuisibles. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Creusez dans la terre et approfondissez, ayez soin de bien faire cela. Ensevelissez les morts par deux ou par trois ensembles, dans la même fosse. (Hadith rapporté par Al Tirmidhi)

Il est conseillé à ceux qui assistent à l’enterrement de prendre trois poignées de sable et de les verser dans la tombe.

 

 

Deuil :

 

La première chose à faire pour un mort, c’est d’acquitter ses dettes s’il en a. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) avait refusé sa prière pour un mort endetté avant qu’on eût réglé ses dettes et dit : L’âme du Croyant est esclave de sa dette jusqu’à son règlement (Hadith rapporté par Al Boukhâri).

La famille du défunt ne doit pas faiblir et manquer d’endurance, surtout à ce moment précis. On doit multiplier les invocations et ne pas cesser de dire : C’est à Allah subhannah wa ta’ala que nous appartenons et c’est à lui que nous faisons retour. Le Prophète (salla Llâhu  `alayhi wa sallama) a dit : Allah dit : Mon serviteur croyant à qui J’ai pris l’être qu’il chérit dans ce monde et qui se résigne dans l’espoir de Ma récompense, n’a pas moins que le Paradis pour rétribution. (Hadith rapporté par Al Boukhâri)

 

 

 

Les duaas ou invocations pour le mort :

Il est préconisé d’implorer le pardon, la grâce et la miséricorde d’Allah en faveur des personnes qui sont décédées. C’est d’ailleurs ce que nous faisons tous durant la prière mortuaire qui est accomplie pour nos défunts… Il y a aussi de nombreuses références qui mentionnent des invocations qui ont été faites (ou conseillées) par le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) ou des Compagnons (radhia Allâhou anhoum), après le décès d’un(e) musulman(e). En voici quelques-unes :

– Quand le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) avait fermé les yeux de Abou Salma (radhia Allâhou anhou) après sa mort, voici l’invocation qu’il avait faite en sa faveur :

« Mon Dieu, pardonne à Abou Salma (radhia Allâhou anhou) et place-le à un rang élevé, parmi ceux qui ont été guidés. Sois son remplaçant auprès des membres de sa famille qui sont demeurés en vie, pardonne-nous ainsi qu’à lui, Ô Maître des mondes, et fais de sa tombe un endroit spacieux et lumineux. »

(Mouslim)

– Oum Salma (radhia Allâhou anha) rapporte du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam):

« Quand vous êtes en présence du malade ou du mort, n’invoquez que le bien car les anges disent « Âmine » à tout ce que vous dites. »

(Mouslim)

– Aïcha (radhia Allâhou anha) rapporte ces propos du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam):

« Chaque fois qu’un groupe d’une centaine de musulmans assiste à la prière d’un (musulman) défunt et que chacun d’eux intercède pour lui, l’intercession est toujours acceptée. »

(Mouslim)

– Il est rapporté par Abdoul Rahmân Ibn Awf (radhia Allâhou anhou) que le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) récitait l’invocation suivante lors de la prière mortuaire :

« Mon Dieu, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui Ton pardon et montre-Toi indulgent à son égard. Accueille-le avec bienveillance, fais de sa tombe une demeure spacieuse et purifie-le en usant de l’eau, de la neige et de la grêle. Purifie-le de ses fautes ainsi que Tu purifies une tunique blanche de la souillure. Accorde-lui en échange une demeure meilleure que la sienne, un conjoint meilleur que le sien et introduis-le au Paradis. Préserve-le du châtiment de la tombe et du feu infernal. »

(Mouslim)

– Ousmân (radhia Allâhou anhou) rapporte que Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam), lorsqu’on avait fini d’enterrer un mort, se tenait près de sa tombe et disait :

« Demandez pardon pour votre frère et demandez à Allah de l’affermir car en ce moment même on l’interroge. »

(Abou Dâoûd)

– Abou Houraïra (radhia Allâhou anhou) rapporte ces propos du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam):

« Quand l’homme vient à mourir, ses œuvres cessent à l’exclusion de trois d’entre elles : une aumône dont le profit demeure, une science dont les fruits sont encore perceptibles ou un enfant pieux qui invoque (Allah) en sa faveur. »

(Mouslim)

Tous ces éléments montrent clairement qu’il est du devoir du musulman et de la musulmane d’implorer Allah en faveur des frères et sœurs décédées. Il s’agit là en quelque sorte d’une intercession de notre part en leur faveur, acte que le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a lui-même fortement encouragé. Par ailleurs, lorsqu’on implore Allah en faveur du défunt, on doit toujours demander ce qu’il y a de meilleur, c’est-à-dire qu’il soit préservé du châtiment de la tombe, qu’il soit pardonné, gracié et admis au paradis sans avoir jamais à goûter au châtiment de l’enfer.

Par ailleurs, il y a unanimité entre les savants qu’il est permis d’offrir les récompenses des aumônes à une personne défunte. Cet avis unanime repose notamment sur le Hadith suivant.

Aïcha (radhia Allâhou anha) rapporte qu’un homme demanda au Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) :

« Ma mère est morte subitement et il me semble que si elle avait pu parler elle aurait fait une aumône. Aura-t-elle une récompense si je fais une aumône à sa place ? »

– « Oui », répondit le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam).

(Boukhâri et Mouslim)

Il est également possible de faire parvenir à une personne défunte les récompenses du pèlerinage, comme l’indique le Hadith suivant :

Ibn Abbâs (radhia Allâhou anhou) rapporte qu’une femme de la tribu des « Djouheïna » vint vers le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) et dit : « Ma mère avait fait le vœu d’accomplir le pèlerinage et elle est morte sans le faire. Puis-je l’accomplir de sa part ? » Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) dit en ce sens : « Fais-le. Dis-moi, si ta mère avait une dette, aurais-tu payée celle-ci ? Acquittez-vous en. Allah est le plus en droit à cela. » (Boukhâri)